P comme parole

Philosophie(philo/sophia gr.) amour de la sagesse, la philosophie ne prétend pas posséder ce qu’elle cherche, contrairement à la sophistique ; elle consiste à questionner le sens du réel et des concepts, à poser des problèmes que tout le monde ne voit pas mais qui n’en sont pas moins les problèmes de tout le monde, donc à poser des questions universelles et intemporelles. A ne pas confondre avec l’histoire de la philosophie, qui n’est que la succession chronologique, l’ensemble des mouvements et des penseurs.

Pyrrhonisme = forme première et radicale du scepticisme fondée par Pyrrhon au Vème siècle avt J.C. Toutes nos représentations proviennent des sens, or nos sens nous trompent parfois et rien ne nous prouve qu’ils ne nous trompent pas toujours ; il faut donc suspendre son jugement (epoche) face à ce que nos sens et nos représentations nous suggèrent de croire ; c’est le seul moyen d’éviter l’erreur et d’atteindre l’ataraxie.

Persuader = utiliser les affects et des raisonnements fallacieux (faux et pernicieux comme un sophisme) pour contraindre l’autre à adhérer à une opinion, tout en parasitant sa capacité de penser. Cf Sophistique.

Passion = (pathos gr ou patior lat = souffrance) désir obsessionnel qui réorganise toute la personnalité et l’existence de l’individu autour de lui, la passion se ressent comme une force libératrice mais exerce un pouvoir d’aliénation redoutable tant du point de vue temporel (en confisquant tous les projets à son profit), existentiel (en instaurant un filtre entre le sujet et le réel) qu’intellectuel (en prenant la raison en otage et en lui substituant sa propre logique).

Pulsion = poussée irrépressible qui nous fait tendre vers un but avec le désir d’être satisfait par les moyens les plus courts.

Pour-soi = chez Sartre, manière d’être propre à l’homme, qui consiste à être ce qu’il n’est pas et à ne pas être ce qu’il est, tel l’existant chez Heidegger qui désire devenir autre chose que ce qu’il est. # En-soi

Principe = proposition première qui sert de support à d’autres, permettant de tirer des conséquences (postulat, axiome) ou de commander une action.

Possible = ce qui peut aussi bien être que ne pas être.

Passé = ce qui a été et n’est plus ; le passé relève d’une nécessité a posteriori du fait de l’irréversibilité du temps, ce qui provoque la nostalgie de ce qui a été et ne sera jamais plus ; s’il n’est plus en soi, il continue néanmoins d’exister pour soi et d’avoir du sens au présent, du fait de la mémoire et de l’illusion rétrospective.

PASSE

Présent = ce qui est, ici et maintenant (hic et nunc) ; le présent constitue la structure ontologique du temps, ce sans quoi il n’y aurait pas de temps ; mais il a une nature paradoxale car cet être se nourrit du non-être : si le présent n’était pas penché sur les possibilités du futur (qui n’est pas encore) et si le présent ne passait pas càd ne basculait pas dans le passé (ce qui n’est plus) le temps ne pourrait passer et serait figé dans l’éternité. « Si le temps est, c’est parce qu’il tend à n’être plus » St Augustin.

Progrès = changement mélioratif permettant, dans une temporalité cumulative, d’apprendre et d’agir toujours mieux. La notion de progrès est un héritage de la temporalité judéo-chrétienne, au sein de laquelle il faut quitter le paradis originel pour mieux le retrouver à la fin, non sans avoir, entre temps, appris de nos fautes ; elle se laïcise à l’époque des Lumières avec la naissance des philosophies de l’histoire et la foi dans le pouvoir de la raison humaine, l’homme étant destiné à atteindre un jour une fin supérieure. Toutes les conceptions du progrès seront finalement remises en cause par Levi-Strauss comme représentations ethnocentriques refusant d’intégrer la notion de hasard et de régression.

Parole = mode de communication linguistique passant par l’oralité et se situant dans le temps # écriture # silence

parole

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