D comme doxa

Doxa = opinion publique en grec / en philosophie : ignorance double  (je ne sais pas que je ne sais pas) càd qui ignore un contenu de connaissance  et s’ignore elle-même comme telle ; niveau de connaissance le plus inférieur, certitude infondée qui se croit vraie ; l’enjeu n’est pas seulement épistémologique comme dans l’erreur mais psychologique car le désir de croire empêche l’acceptation du vrai. Ref : L’allégorie de la caverne dans La République de Platon décrit comme l’homme, prisonnier du monde des apparences et de ses propres illusions doxiques, doit s’arracher au monde sensible pour s’élever vers le monde des Idées.

Dogmatisme = posture qui consiste à affirmer une opinion de manière autoritaire, en refusant toute discussion ou réfutation, sans justifier ni examiner les fondements ; « confiance générale dans ses principes sans critique préalable du pouvoir ni de la connaissance, pour le seul amour du succès » Kant

Définition par la négative = dire ce qu’une chose n’est pas pour mieux définir ce qu’elle est.

Discursif = ce qui passe par la médiation, les étapes d’un discours ou d’un raisonnement échelonné dans le temps. # intuitif Ex : on ne peut comprendre une démonstration que de façon discursive, en suivant ses étapes logiques pas à pas ; le langage est discursif donc ne saurait décrire ce qui est intuitif.

Doute = (dubitare = hésiter, balançer lat.) suspension du jugement (epoché en grec) face à l’insuffisanec de preuves, outil critique de la raison permettant de discerner le vrai du faux. # certitude. Distinguer le doute hyperbolique et radical des Pyrrhoniens et de Descartes dans la Première Méditation / du doute méthodique de Descartes qui vise le vrai dans la IIde Méditation. On parlera de doute modéré chez Hume, car il reconnaît que les vérités induites à partir de l’expérience sont relatives et temporaires.

Dialectique = (dia-logos = discours rationnel entre deux personnes) au sens antique et socratique, méthode de discussion sous forme de questions et de réponses permettant l’élévation vers l’intelligible et l’accord des esprits autour d’une vérité commune ; au sens hegelien, principe régissant la pensée et la réalité, progressant à travers des négations successives, mais cette contradiction se trouve dépassée dans une unification pouvant elle-même donner lieu à de nouvelles négations, qui seront elles-mêmes dépassées à leur tour ; tout ce qui est, dans la nature comme dans l’histoire humaine, résulte donc du « travail du négatif », lequel s’incarne dans une thèse (affirmation de quelque chose) puis une antithèse (négation de cette affirmation) puis une synthèse (négation de la négation qui ne revient pas à l’affirmation première).

Désir = (desiderare = la nostalgie d’une étoile) sentiment de manque irrationnel, insatiable et compulsif qui nous fait tendre vers un objet (au sens large) dont on a l’impression de manquer subjectivement ; mélange trouble de plaisir et de souffrance, le désir est de ce fait le sentiment qui nous trouble le plus et peut tout aussi bien servir de moteur existentiel que nourrir une passion obsessionnelle.

Démagogie = art de conduire le peuple par la flatterie.

Déduction = (deducere= conduire à partir de) raisonnement discursif permettant de conduire d’une propocition à une autre en suivant des régles d’inférence logique, la plupart du temps en allant du général au particulier

Démonstration = (de-monstrare = montrer à partir de) au sens faible il s’agit de montrer la véracité d’une thèse en s’appuyant sur des preuves empiriques ou des faits avérés ; au sens fort / mathématique, forme de déduction logique possédant une exigence supérieure de vérité car déduisant avec certitude une vérité d’une autre (nécessaire, logique et universelle). On n’a besoin de démontrer que ce qui n’est pas évident (ambivalence) et ce que l’on veut faire admettre à d’autres (intersubjectivité).

Description phénoménologique = décrire un objet tel qu’il apparaît à la conscience sans intervention d’un jugement ou d’une réflexion, faire le récit du réel de manière brute cf La Nausée de Sartre (où Antoine Roquentin souffre de « perceptite aigüe » et, submergé par les objets que l’entourent, dissout les étiquettes ou les signification posées sur eux pour faire apparaître leur contingence brute) ou la peinture impressionniste (laquelle tente de faire une « genèse du visible » (Merleau-Ponty) en peignant les impressions premières laissées par le réel sur le corps et la conscience de l’artiste). Cf http://sartreetlapeinture.unblog.fr/sartre-et-la-peinture/et-cezanne-dans-tout-ca/

Durée = au sens bergsonien, succession pure et hétérogène d’instants qualitativement différents les uns des autres, continuité de changements imprévisibles ne pouvant être perçus que par intuition (notamment celle que l’âme a de ses propres états de conscience) ; s’oppose au temps des horloges, scientifique ou social, temps spatialisé et homogène.

Délibération = (de-librare = peser avec une balance) disposition psychologique consistant à peser les motifs pour se déterminer à agir ; ce qui présuppose de disposer d’un certain temps de réflexion et d’une liberté de choix entre une multiplicité de possibles.

Déterminisme = principe scientifique introduisant une nécessité conditionnelle et relative à l’intérieur d’une série causale (si A alors il s’en suit nécessairement B, B ne pouvant pas ne pas se produire), ce qui permet d’anticiper et de prévoir des phénomènes futurs. Cf http://sartreetlapeinture.unblog.fr/sav-de-la-philo/voyage-au-pays-des-ismes/

Devoir = (de habere = tenir quelque chose de quelqu’un et lui en être redevable) ce qui doit être /ce qui doit être fait, obligation morale que l’on s’impose à soi-même en vue de faire le bien, ce qui constitue une fin en soi et non le moyen d’autre chose.

Découverte = geste qui consiste à faire apparaître et formuler rationnellement un phénomène déjà existant dans la nature. ≠ invention

http://sartreetlapeinture.unblog.fr/sav-de-la-philo/le-paradoxe-du-chercheur/

Dieu = être transcendant, cause de soi (causa sui), cause première de toute chose n’ayant pas elle-même besoin de cause antérieure, possédant une triple infinité : de l’entendement (omniscience), de la volonté (omnipotence), de la bonté. Cf : http://sartreetlapeinture.unblog.fr/sav-de-la-philo/%C2%AB-pourquoi-y-a-t-il-quelque-chose-plutot-que-rien-%C2%BB-ou-pourquoi-sartre-na-pas-ecrit-le-neant-et-letre/

D comme doxa geluck-dieu

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