Lapoujade, le peintre des foules sans privilèges

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Délire des foules , 1985

Lapoujade est « un homme au milieu des hommes » : il n’existe au final qu’une seule présence, celle de l’homme-monde et du monde-homme, « les hommes au milieu du monde, le monde au milieu des hommes », ce qui présuppose un échange absolu, un corps à corps permanent entre les deux. La peinture, avec le peintre des foules, est alors devenue pour Sartre LE moyen de communication par excellence : « elle trouve à tous les carrefours les présences qu’elle incarne »[1]. On jurerait reconnaître, dans ce texte écrit au deuxième trimestre 1961, la pâte de Merleau-Ponty lorsqu’il décrivait pendant l’été 1960 « cet étrange système d’échanges » du corps avec le monde : « la vision est prise ou se fait au milieu des choses, là où un visible se met à voir, devient visible pour soi et par la vision de toutes choses »[2].


[1] PSP SIT IV, p. 383 et 379 ; Jules Vuillemin considèrera qu’avec « Le Miracle de l’esclave », le Tintoret « cherche à traiter la foule, dont il est assurément le peintre par excellence, comme une mosaïque de portraits individuels », « La Personnalité esthétique du Tintoret », art.cit. p. 1973.

[2] OE p. 21 et 19-20.

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